L’EDI grande distribution un outil indispensable pour le secteur

L’EDI grande distribution a été l’une des avancées majeur du secteur de la grande distribution. En effet les entreprise du secteur sont des pionniers en terme d’EDI (échange de données informatisées). En effet, depuis plus de 30 ans, on y remplace les documents papier par les échanges électroniques pour maîtriser les coûts et rationaliser la chaîne d’approvisionnement.

Découvrez comment le secteur de l’industrie utilise l’échange de données informatisées et quels sont ses challenges de demain.

Les particularités du secteur de la grande distribution

Les contraintes du secteur de la grande distribution

Les grandes surfaces et les grandes surfaces spécialisées ont une structure de supply chain unique. De fait, dans la gestion des stocks et la rapidité des ventes sont autant de points importants. De même, la gestion d’une multitude de références, le volume des transactions, l’importance de la disponibilité en magasin, la gestion de la demande incertaine et l’obligation de traçabilité des produits alimentaires et des marchandises périssables. Tous ces élément sont autant de contraintes nécessitant efficacité et flexibilité dans le processus métiers et l’EDI grande distribution.

Dans la grande distribution, le moindre retard ou accroc dans la chaîne d’approvisionnement affecte directement le niveau de service auprès du client final.

Un secteur pionnier dans l’EDI

Ce secteur a été l’un des premiers à automatiser les échanges de documents, commandes et factures clients, parfois par le biais de centrales d’achat. Celles-ci ont favorisé l’émergeance de l’EDI grande distribution.

Par la suite, l’automatisation de la réception des avis d’expédition électroniques a été la solution pour désengorger les quais de réception des entrepôts suite à l’augmentation de la fréquence des livraisons.

La généralisation des flux EDI grande distribution a permis de gagner du temps et de mieux connaître l’état des stocks. En conséquence, la réactivité de l’entreprise face aux imprévus a s’est grandement améliorée.

Pour que l’ensemble des échanges commerciaux fonctionne parfaitement, l’un des enjeux importants de ce secteur d’activité est la synchronisation globale des données, appelée GDS (global data synchronisation).

Chaque fournisseur doit fournir un fichier référence de ses marchandises avec toutes les informations sur les produits, les codifications, les autorisations, les prix et les promotions.

Les scénarios EDI grande distribution utilisés dans le secteur

Un scénario EDI classique

Le scénario EDI classique entre la grande distribution et ses fournisseurs est l’envoi des bons de commande (ORDERS EDIFACT) et la réception des bons de livraison (DESADV EDIFACT) et factures (INVOIC EDIFACT) correspondants.

En Europe, la norme EDIFACT est la plus généralement utilisée dans les industries. GS1 a pour mission de gérer la mise en œuvre globale des codes-barres dans les messages standardisés.

Dans le cas du cross-docking, le fournisseur doit livrer à un seul entrepôt des produits regroupés en lots distincts et destinés à des lieux finaux différents. On utilise alors des commandes et avis d’expéditions allotis.

NOTA BENE : les commandes alloties sont aussi adressées par voie électronique dans le format EDI ORDERS (et DESADV pour les avis d’expédition correspondants).

Le message DESADV est le message clé pour la traçabilité alimentaire. Il permet de rapprocher chaque palette des numéros de lots et des dates limites de consommation.

NOTA BENE : concernant la facturation électronique, la dématérialisation fiscale, possible grâce à un système informatique adapté, est largement répandue dans ce secteur. En effet, elle répond aux besoins de traitement et d’archivage de gros volumes de documents, à moindre coût.

Focus sur la gestion partagée des approvisionnements en EDI grande distribution

La GPA (gestion partagée des approvisionnements) est une forme d’organisation dans laquelle les prestataires logistiques s’occupent conjointement de la gestion des approvisionnements.

La GPA permet une approche collaborative de la gestion de la chaîne logistique avec une diminution des niveaux de stocks, des délais d’approvisionnement et du coût total de la supply chain. 

On trouve deux variantes à la GPA :

  • le VMI (Vendor Managed Inventory): le fabricant assure seul la responsabilité du réapprovisionnement en fonction des données de ventes qui lui sont transmises. C’est le mode d’approvisionnement principal dans le secteur particulier du retail ;
  • le CMI (Co-Managed Inventory) : le fournisseur propose au distributeur un réapprovisionnement suivant des règles préalablement établies, mais l’approbation du distributeur est obligatoire avant toute livraison.

NOTA BENE : les messages EDI utilisés en GPA sont les inventaires de stock (INVRPT) et données de vente (SLSRPT). Le fournisseur propose ensuite un approvisionnement via une ORDER proposition et reçoit en retour une ORDER confirmation.

Quel avenir pour l’EDI grande distribution ?

Evolution des habitudes des consomateurs

Recul des hypermarchés, développement du e-commerce, explosion des drives et des magasins de proximité, livraison à domicile, crises sanitaires, gaspillage alimentaire, demande de transparence… Les enseignes sont constamment contraintes de se réinventer, notamment côté web.

Pour faire face à ces nouveaux défis, il est important de disposer, au moment où l’on en a besoin, d’informations complètes, fiables et à jour concernant les produits.

Côté solution EDI grande distribution, cela signifie enrichir les informations des produits de grande consommation et les rendre plus qualitatives.

Mise en place d’une supply chain fiable, performante et réactive

Dans toutes les mutations qui les attendent, les entreprises de la grande distribution devront aussi pouvoir s’appuyer sur une supply chain fiable et flexible. Ceci va naturellement vers la mise en place de protocoles de communication et des partenariats plus étroits entre fournisseurs et distributeurs.

Récupérer automatiquement les états de stocks des fournisseurs et communiquer avec eux via internet et des solutions Web sont des pistes d’évolution future.

L’EDI est majoritairement utilisé par les acteurs du secteur et s’approche de son degré maximal de maturité. Face à la complexité accrue des chaînes logistiques et au besoin d’une transmission de données en temps réel, l’heure est peut-être venue de franchir un nouveau cap et de se tourner vers un domaine plein de promesses : la blockchain.

L’objectif des acteurs de la grande distribution et de leurs fournisseurs est de fournir aux clients finaux le bon produit, au bon endroit, au bon moment et au bon prix. Cela ne serait pas possible sans des échanges B2B informatisés et efficaces, qui sont aussi la clé pour répondre aux défis du futur.

Expert de l’EDI dans le marché de l’automobile, Tenor est aussi un acteur majeur de l’EDI grande distribution. Si le sujet vous intéresse consultez cette excellent article sur l’EDI logistique et la Supply Chain. De même contactez nos équipes pour calibrer votre projet.


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Supplier EDI Onboarding ou comment embarquer l’ensemble de vos fournisseurs en EDI ?

Entamer une démarche de Supplier EDI Onboarding (déploiement EDI fournisseurs) est un atout stratégique pour vos échanges commerciaux. En effet, le fait d’échanger des données de manière informatisée via des documents dématérialisés, comme des factures numériques par exemple, comporte un avantage considérable pour votre entreprise. Votre gestion commerciale est facilitée grâce à des solutions logicielles innovantes. C’est le cas, par exemple pour la dématérialisation des factures.

Entrer dans une démarche Supplier EDI Onboarding ne se résume pas à un choix technique de solution EDI. Voici quelques pistes pour transformer cette démarche en une vraie success story.

Les enjeux d’un déploiement réussi

Mettez en place de flux EDI fournisseurs

Mettre en place les flux EDI fournisseur, c’est bien. Mais déployer les échanges électroniques avec l’ensemble de vos fournisseurs, petits et grands, et automatiser 100% des échanges de documents du processus purchase-to-pay, voilà un moyen significatif de gagner du temps et de réduire les coûts dans votre entreprise.

Pour bénéficier des gains de l’EDI achat, il faut viser le déploiement de tous les fournisseurs : c’est le processus « Déploiement EDI fournisseurs » ou Supplier EDI Onboarding .

Augmentez les bénéfices de l’EDI en systématisant le déploiement EDI fournisseurs

L’Echange de Données Informatisé maximise ses bénéfices lorsque le nombre de transactions et de messages entre interlocuteurs augmente. Plus le nombre de messages échangés et de partenaires est important, plus les avantages sont significatifs pour votre entreprise.                             

Les avantages sont d’autant plus importants que les transactions sont nombreuses et que les messages déployés sont pertinents pour votre entreprise. 

Conseil : pensez à l’ensemble des documents papier échangés avec vos fournisseurs, de l’envoi des bons de commande à la réception des bons de livraison et des factures électroniques, voire même à la dématérialisation fiscale.

Rationalisez les phases de déploiement

La phase de déploiement doit être simple, efficace et rapide pour économiser les efforts auprès de vos équipes et trouver rapidement la rentabilité attendue.

La vitesse d’intégration des fournisseurs est le facteur important de la réussite de votre projet.

Une fois votre plateforme EDI prête, les étapes suivantes doivent être systématiques avec chaque fournisseur : plan de communication, enregistrement et connexions, tests de conformité, certification pour chaque scénario, phase de double flux (papier et voie électronique) et enfin phase de production.

Il est important de choisir des outils qui permettent un suivi efficace et le paramétrage simple de chaque fournisseur au cours du déploiement.

Conseil : l’accompagnement de votre service Achat est indispensable pour la réussite de ce projet d’entreprise.

Les clés du succès du Supplier EDI Onboarding

Voici quelques idées pour transformer votre déploiement EDI fournisseur en véritable onboarding.

Les guidelines EDI

Construisez votre cahier des charges EDI. Diffusé à vos fournisseurs en amont du déploiement, il évitera les incompréhensions et simplifiera les phases de test.

Il peut être constitué d’un contrat d’interchange, document contenant les types de message utilisés, la fréquence, les protocoles de communication possibles, les identifiants, les procédures de back-up.

Vos guidelines EDI doivent décrire par message le format standard choisi, le format EDI attendu ainsi que les données obligatoires pour votre système d’information.

Conseil : faites apparaître les différents scénarios fonctionnels et la syntaxe EDI correspondante dans vos spécifications.

Les plans de communication de votre Supplier EDI Onboarding

La communication est une étape majeure pour réussir votre onboarding. Elle mérite une préparation soignée pour expliquer à vos fournisseurs les bénéfices qu’ils pourront eux-mêmes retirer de la mise en place de l’échange électronique des données, et ce que vous attendez d’eux. Dans le cadre de votre projet de déploiement EDI fournisseurs (Supplier EDI Onboarding).

Le plan de communication doit être adapté aux différentes vagues de déploiement.  Après avoir évalué le potentiel fournisseur global, regroupez les fournisseurs par chiffre d’affaire et volume de transaction et privilégiez d’abord les fournisseurs stratégiques.

Conseil : communiquez plusieurs fois, au fur et à mesure de l’avancement du déploiement.

Les plateformes d’autotest

En fonction du nombre de fournisseurs impliqués, il peut être pertinent de prévoir la mise en place de plateformes d’autotest comme celles d’Amazon ou de Wolkwagen. Ces plateformes de certification permettent aux fournisseurs de tester eux-mêmes la réception et la syntaxe du message EDI.  

Un rapport d’erreur est automatiquement généré si la syntaxe est incorrecte, permettant ainsi à l’émetteur du message d’apporter les corrections nécessaires sans solliciter l’équipe de déploiement côté client. Grace à ce système de vérification, l’intégration est assurée avant le feu vert pour passage en production.

Conseil : préparez quelques messages de test (un par scénario fonctionnel) qui permettront à vos fournisseurs d’optimiser leur phase de certification.

Proposer une alternative en Web EDI

Votre objectif est d’automatiser le traitement de toutes les transactions de vos fournisseurs en EDI. Cependant, certains ne sont pas équipés en EDI, notamment les petites entreprises. En leur offrant la possibilité de consulter ou de saisir leurs documents commerciaux via une solution logicielle, sur un portail web, vous bénéficiez de l’automatisation des échanges avec votre système informatique via internet, et cela quel que soit le fournisseur.

Conseil : grâce à un web EDI, intégrez immédiatement l’ensemble des documents dans votre ERP. L’apport est immédiat pour vos utilisateurs et le déploiement EDI peut continuer indépendamment.

Une équipe onboarding dédiée

Pour assurer le succès du déploiement, une équipe dédiée doit assurer le suivi des fournisseurs et garantir que les exigences soient respectées. Ce rôle peut être assuré au sein de votre entreprise ou délégué auprès de votre prestataire EDI.

Conseil : économisez du temps et des efforts en confiant vote Supplier EDI Onboarding (Déploiement EDI fournisseurs) à un partenaire qui facilitera le processus et garantira le respect des délais.

Les entreprises parient sur les flux B2B pour gagner en efficacité, compétitivité et réduire les coûts dans la chaîne d’approvisionnement. Pour réussir et avoir tous les gains de l’EDI, la méthode de déploiement est importante : agilité, efficacité et rapidité en sont les piliers.

Tenor accompagne ses clients depuis plus de 30 ans dans le déploiement de leurs EDI fournisseur à l’instar de son service EQP qui assure la validation, et l’homologation des fournisseurs. Contactez nos experts pour lancer votre projet de Supplier EDI Onboarding.


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Dématérialisation des factures : quelles sont vos obligations légales ?

La dématérialisation des factures devient petit à petit un obligation légale pour l’ensemble des entreprises. Découvrez dans cet article les différents modes de facturation électronique, vos obligations légales pour échanger des factures pour vos clients en BtoB et en BtoG.

Les différents modes de facturation

Une entreprise peut envoyer ses factures sous format papier et/ou format électronique.

Contrairement à une facture numérisée qui est une facture papier ayant été scannée, une facture électronique est une facture créée, émise et reçue sous forme digitale, par voie électronique.

Une facture électronique coute 10€ de moins que sa version papier pour les factures entrantes, et 6.5€ de moins pour les factures sortantes (source GS1France).

On distingue deux formes de facture dématérialisée : La facture électronique non structurée, envoyée dans un format non modifiable (format PDF ou JPEG) et la facture électronique structurée dont la forme respecte une norme d’échange (EDI ou format XML).

Lors de l’envoi d’une facture dématérialisée simple, la facture papier émise en parallèle reste le document original et la preuve juridique. Avec la dématérialisation des factures (dématérialisation fiscale) par contre, plus de support papier : la facture électronique est le document original. Elle a valeur de preuve lors des contrôles réalisés par l’administration fiscale. Ceci peut donc être un bel avantage pour votre gestion des factures.

Grâce aux bénéfices en temps de traitement et en coût, l’utilisation de la facture électronique augmente de 5% tous les ans en France (source Businesscoot).

Dématérialisation des factures : vos obligations légales

Le cadre réglementaire impose aux entreprises utilisant la facture électronique de garantir certains principes à compter de l’émission de la facture et jusqu’à la fin de sa période de conservation. Ces 3 principes sont :

  • L’authenticité de l’origine : assurer l’identité de l’émetteur de la facture.
  • L’intégrité du contenu de la facture : aucune altération possible des données de facturation lors de l’échange.
  • La lisibilité de la facture : l’administration doit pouvoir lire sans difficulté la facture.

Les  directives européennes 2001/115/CE, 2006/112/CE et  2010/45/CE réglementent les pratiques en matière de dématérialisation des factures. Au niveau français, les règles sont transposées dans le Code Général des Impôts (CGI) et listées dans le Bulletin officiel des finances publiques (BOFIP).

Les trois pratiques admises par l’administration fiscale sont l’EDI, la signature électronique et la Piste d’Audit Fiable.  

Conseil : dans le cas de la Piste d’Audit, vous devez mettre en place des contrôles documentés et permanents afin de permettre un lien fiable entre la facture électronique émise ou reçue et la livraison de biens qui en est à l’origine.

Sur le plan du contenu, les mentions obligatoires à indiquer sur les factures électroniques sont les mêmes que celles prévues pour les factures en format papier (La TVA par exemple).

Concernant les règles d’archivage des factures dématérialisées, l’administration fiscale impose un délai de conservation des factures de 6 ans. Toutefois, au niveau du droit comptable, les factures électroniques sont à conserver pendant 10 ans, c’est un processus classique pour les solutions de dématérialisation fiscale.

Des variations peuvent intervenir selon les pays concernés : sur les mentions légales, les formats, les certificats, l’organisation de l’archivage.

Conseil : dans le cas de factures émises entre pays, vous devrez respecter la réglementation en application dans le pays d’origine.

Le cas des factures inter-entreprises dans la dématérialisation des factures

La loi Macron du 6 août 2015 oblige les entreprises privées à accepter la réception des factures qui leurs sont transmises sous format électronique.

Le calendrier d’application de la loi Macron s’échelonne jusqu’en 2020 en fonction de la taille de l’entreprise.

Nota bene : pour le moment, il n’y a pas d’obligation prévue en matière d’émission de factures sous format électronique. Pour les factures fournisseurs comme pour les factures clients.

Obligations propres aux marchés publics

En ce qui concerne les relations commerciales avec le secteur public, tous les pays européens sont soumis à la directive européenne 2014/55/UE qui rend la facture électronique obligatoire d’ici 2020.

Depuis le 1er janvier 2019, cette obligation s’applique aux petites et moyennes entreprises, en plus des entreprises de plus de 250 salariés. A partir du 1er janvier 2020, les micro entreprises sont désormais concernées pour recevoir un paiement de la part d’une organisme public.

Ainsi, depuis début 2020, toutes les factures entre l’Etat et ses fournisseurs seront dématérialisées. Pour cela, l’Etat prévoit la mise en place d’une plateforme d’échange de factures électroniques : le portail Chorus Pro.

Pour passer à la facturation électronique, vous devrez respecter certaines contraintes légales, au niveau du mode de facturation comme du contenu des factures ou de leur archivage. Choisissez un logiciel de facture électronique interconnectable avec votre Erp. Une fois en place, la dématérialisation des factures sera un levier important dans la réduction des coûts de votre entreprise… La dématérialisation des documents est un levier bientôt incontournable car de plus en plus imposé par la loi.

Tenor EDI Services vous accompagne depuis plus dans 30 ans dans la dématérialisation des factures. Si le sujet vous intéresse, prenez le temps de lire ces excellents articles sur la dématérialisation fiscale ou le modèle clearance sur le Blog de Tenor pour plus d’informations.

De même, contactez directement nos experts pour identifier vos besoins et lancer rapidement votre projet avec une solution simple comme eDemat.