Les flux EAI ou comment améliorer la gestion des flux de données dans l’entreprise ?

Les flux EAI sont les flux de données qui vont circuler dans votre système d’information et entre vos différents applicatifs. La qualité d’un EAI (Entreprise Application Integration) est sa faculté de prise en charge des flux d’information de l’entreprise. En effet, il est attendu du déploiement d’un EAI, l’interopérabilité et l’échange de services inter-applicatifs.

Les passerelles point à point.

En l’absence d’un EAI, faire communiquer des applications autonomes nécessite le développement de passerelles point à point. Ces passerelles capables de faire communiquer des applications de plus en plus spécialisées et nombreuses, de technologies différentes, complexifient le système d’information pour vos flux EAI.

Le syndrome spaghetti

Pour que N applications échangent de façon bidirectionnelle entre elles, il faut développer n(n-1) passerelles point à point. C’est-à dire pour une Gestion Commerciale, une Gestion de production, une Supply Chain Management, une Comptabilité, une prise de commande en ligne et une Station EDI, soit 6 applications, il est nécessaire de développer et de maintenir 30 passerelles toutes différentes.

Flux EAI syndrome spaghetti

Un ensemble complexe d’interfaces est alors créé, « un plat spaghetti », difficile à maintenir, à contrôler et à faire évoluer en même temps que le système d’information. Et cette stratégie de liaisons point à point, va aussi s’avérer coûteuse en temps et en dépenses. Selon les études récentes des cabinets Gartner Group et Forrester Group, les entreprises dépensent annuellement plus d’un tiers de leur budget informatique au développement et à la maintenance de passerelles point à point.

La rationalisation de la gestion des flux EAI

Un projet EAI va rationaliser et simplifier votre système d’information. En effet, l’EAI remplace le « plat de spaghettis » par un « réseau d’applications » intelligent.

Chaque application est connectée via un connecteur bidirectionnel. Finalement, là où il fallait n(n-1) passerelles pour que toutes les applications du système d’information puissent échanger entre elles, il suffit d’un seul connecteur par application. Pour les applications récentes ce connecteur sera une API (Application Program interface) ou un Web Services. Pour les applications propriétaires, les éditeurs proposent des bibliothèques de connecteurs. Dans le cas contraire il est nécessaire de développer des connecteurs spécifiques pour votre flux EAI.

Les DSI (Direction de Systèmes d’Information) vont alors pouvoir se concentrer uniquement sur les processus métiers de l’entreprise. Ceux-ci manageront les flux dans l’architecture EAI.

L’identification des flux EAI

Phase 1 – L’urbanisation des flux

Première étape d’un projet EAI, la phase d’étude appelée urbanisation. Cette étude permet de recenser les logiciels, les bases de données, les traitements métiers, les règles métiers, les applications qui mettent à jour les données.

De fait, le but est d’obtenir la cartographie la plus complète des flux d’information. Cette analyse pouvant être menée avec des outils de type BPM (Business Management System).

Phase 2 – Le pilotage des connexions

Ensuite grâce à l’interface graphique (GUI) de l’EAI, il sera alors facile de piloter les connexions entre applications. Mais également de superviser les flux de données en circulation. On pourra ainsi :

  • Décrire les règles de traduction et de conversion,
  • Paramétrer les différentes règles de routage,
  • Planifier les échanges,
  • Consulter les journaux,
  • Gérer les erreurs.

Les avantages obtenus par la gestion des flux EAI

La mise en œuvre d’un EAI est structurant pour l’entreprise.

  • En réunissant les applications métiers en un seul réseau
  • Une simplification de la vision du système d’information,
  • La suppression des interfaces point à point,
  • En facilitant les évolutions du système d’information :
    • Ajouter, remplacer ou modifier une application ne perturbe pas l’ensemble du réseau, un seul connecteur est à changer ou à reconfigurer,
    • Intégrer les sites Internet et Extranet dans le système d’information,
    • Échanger avec les applications externes et mobiles,
  • En sécurisant les données traitées :
    • Eviter la multiplication des sources et des saisies, toutes les applications accèdent et partagent à la même source de données,
    • En privilégiant les flux métiers entre applications en s’émancipant des contraintes techniques,
    • Et aussi en obtenant des économies en termes de coûts de maintenance sur les interfaces, que Gartner Group évalue à plus de 25% annuel.

Depuis plus de 30 ans Tenor accompagne les entreprises dans la gestion de leurs données. Pour la mise en œuvre de votre projet EAI logiciel consultez aussi cet article sur l’Architecture EAI. Découvrez toutes les solutions EAI de Tenor pour l’infrastructure de votre système d’information.

Architecture EAI, quelles solutions choisir pour votre SI ?

La fonction principale d’un EAI (Entreprise Application Integration) est l’organisation rationnelle des échanges de données entre les différentes applications du système d’information de l’entreprise. Avec les architectures EAI, les DSI (Direction de Systèmes d’Information) obtiennent une vision globale des flux d’information dans l’entreprise.

En effet les systèmes d’information des entreprises sont de nature hétérogène. Ils ont été bâtis progressivement par l’empilement d’applications toutes indépendantes entre elles Gestion de production, Gestion Commerciale, CRM (Customer Relationship Management), WMS (Wharehouse Management System), SCM (Supply Chain Management System) Comptabilité Finances, GRH (Gestion des Ressources Humaines), Portails internet, Sites e-commerce, Applications mobiles, …).

Selon les besoins de l’entreprise, les échanges inter applicatifs sont traités cas par cas au moyen de liaisons point à point. Un EAI doit être en mesure de prendre en charge ces échanges dans leur globalité. L’architecture EAI doit prendre en compte les problématiques des différents formats de données et de connexion de technologies logicielles différentes.

Un EAI (architecture EAI) doit traiter le contenu et son transport.

Traitement du contenu dans l’architecture EAI:

Un EAI permet aux applications d’échanger dans les formats que les applications reconnaissent. Pour cela un référentiel contient toutes les règles de traduction et de conversion des messages. Une double traduction avec un format pivot est le plus souvent réalisée.

Transport du contenu pour une architecture EAI :

Cette fonction est assurée par des MOM (Message Oriented Middleware) dont la particularité est d’être non bloquants. En effet, les applications qui émettent des flux d’informations au fil de l’eau, ne doivent attendre que les applications réceptrices les aient reçus. Pour cela les MOM gèrent les files d’attentes afin de ne pas perdre les messages lorsque les applications réceptrices ne sont pas disponibles.

Quelle architecture EAI pour votre SI ?

Il est primordial de parler d’architecture EAI centralisée hub and spoke et d’architecture EAI décentralisée network centric.

L’architecture hub and spoke 

Toutes les applications sont connectées à un hub central. Le moteur d’intégration et le référentiel sont installés sur le hub.  Le moteur traite le message reçu par l’application émettrice selon les règles de routage et de traduction définies dans un référentiel. Alors, l’application destinataire agira selon le message reçu en accusant réception et si nécessaire en retournant les informations ou données demandées.

Cette architecture, simple à mettre en place et à administrer, est cependant limitée pour des charges importantes. En effet, la montée en charge nécessite la réplication de plusieurs hubs sur des segments du réseau et de ce fait complexifie l’administration.

L’architecture network centric

Pas de hub central, les différentes applications sont connectées au réseau. A chaque nœud de connexion les fonctions de l’EAI sont déportées. Le traitement des messages émis par les applications s’effectue au niveau du point de connexion au réseau.

L’avantage principal de cette architecture est de diminuer la charge sur le réseau. En contrepartie son administration sera plus difficile, chaque nœud de connexion devra être administré de façon exclusive.

Faut-il favoriser une approche tactique ou stratégique ?

Autre point important à prendre en compte lors d’un projet EAI et du choix de l’architecture. Il faut organiser rationnellement les flux inter applicatifs dans le système d’information. Dans ce cas nous parlerons d’EAI tactique.

S’agit-il d’organiser les échanges transversaux entre les services, filiales d’un groupe pour consolidation et/ou supervision ? Dans ce cas nous parlerons d’EAI stratégique.

Les enjeux du projet EAI en seront différents, les flux traités sont de natures différentes. L’attente d’un EAI tactique est l’amélioration des processus métiers de l’entreprise sans impact organisationnel. Les aspects techniques et métiers sont privilégiés. L’attente d’un EAI stratégique est une nouvelle organisation interne de l’entreprise. Un accompagnement au changement d’organisation est dès lors primordial.

Architecture EAI

Quels sont les bénéfices attendus d’une architecture EAI ?

  • Peu ou pas de modifications des applications ou des structures de données, l’EAI prend en compte l’existant,
  • L’EAI permet d’appliquer la politique du  » Best of Breed « , le meilleur produit par métier sans se préoccuper de son intégration,
  • Disposer d’un socle évolutif s’adaptant aisément aux évolutions métier et structurelles de l’entreprise,
  • Accompagnement à la transformation numérique de l’entreprise, votre solution EAI va être un facilitateur pour intégrer de nouvelles applications et fonctionnalités.

Les entreprises de services comme Tenor accompagnent leurs clients dans la mise en œuvre de leur flux EAI et sont spécialistes de l’intégration de vos données. EAI ou ETL les solutions proposées s’intègrent parfaitement à votre architecture et notamment avec votre ERP.

Contactez notre service commercial pour plus d’information et démarrer prochainement vos projets!

Différences entre EAI et ETL : deux moteurs distincts pour l’intégration de vos données

Il existe de nombreuses différences entre EAI et ETL ! Même si on les confond parfois, EAI et ETL ont chacun un rôle distinct dans l’urbanisation d’un système d’information (SI).

Découvrez dans cet article leurs ressemblances et leurs différences. L’occasion d’identifier comment les utiliser dans vos échanges interapplicatifs (crm / erp /…) et vos processus métier (wms / TMS / …).

Qu’est-ce qu’un EAI ?

Un EAI (Enterprise Application Integration) est une solution logicielle permettant de faire communiquer les différentes applications du système d’information d’une entreprise en toute agilité. Ces outils permettent d’automatiser la gestion des données, de les modéliser mais également de les préparer pour l’informatique décisionnelle.

En effet, ce type de plateforme orchestre les flux interapplicatifs selon des règles de routage sophistiquées : c’est le workflow de votre projet.

De fait, un EAI est une application qui organise la circulation de l’information entre des applications hétérogènes et les rend interopérables.

Un EAI a trois fonctions :

  • la connexion aux briques applicatives,
  • la conversion et l’intégration des informations dans un langage commun,
  • le transport des flux de données, de l’application émettrice à l’application réceptrice.

Pour fonctionner, l’EAI possède des données de référence liées à l’entreprise, un moteur de gestion de règles, des connecteurs applicatifs et un système de transport d’information.

Il y a effectivement quelques similitudes entre EAI et ETL. Mais découvrons d’abord ce qu’est un ETL.

QU’EST-CE QU’UN ETL ?

Un ETL (Extract Transform Load) est un type de logiciel d’échanges permettant de collecter des données de sources multiples pour ensuite les restructurer et les transférer à une data warehouse.

À l’ère du big data et du tout cloud, les ETL s’adaptent aux nouveaux types et sources de données de l’entreprise pour faciliter l’aide décisionnelle et analytique sur une grande quantité d’informations.

Le fonctionnement d’un ETL se décompose en trois étapes :

  • l’extraction, pour collecter l’ensemble des données ayant subi une modification depuis la dernière exécution. Les données brutes peuvent provenir d’une ou plusieurs sources ;
  • la transformation, pour formater les datas, et notamment les agréger ;
  • le chargement, pour insérer les données dans la base décisionnelle ou les bases de données cibles.

En somme, EAI et ETL sont tous les deux des middleware. Mais comment s’inscrivent-ils dans votre architecture informatique?

EAI et ETL, deux moteurs différents du middleware

Même s’ils font tous les deux partie du terme générique de « middleware », un EAI n’est pas un ETL, et un ETL n’est pas un EAI. Chacun répond à des objectifs différents dans les problématiques d’intégration de données.

Un EAI fonctionne à l’événementiel, selon des règles fonctionnelles. En outre, il est orienté métier et fait le lien avec toutes les applications de votre système d’information. De même, il sait gérer des flux bidirectionnels et reste adapté à des volumétries modérées.

Un EAI facilite l’interopérabilité des applications en ne transférant que leurs données nécessaires, presque en temps réel.

CONSEIL : durant le traitement des flux, faites attention aux règles de gestion complexes et à la taille des transactions pour la bande passante du réseau.

De son côté, un ETL fonctionne sous forme de batch. De fait, les règles de consolidation sont liées aux données ou aux métadonnées. Il est orienté BI (Business Intelligence) et s’adresse à des applications d’analyse décisionnelle. Par conséquent, l’ETL gère des flux unidirectionnels et peut traiter des données en masse.

Un ETL permet les transformations et agrégations complexes de grands volumes de données pour votre base de données multidimensionnelle.

Un ETL permet les transformations et agrégations complexes de grands volumes de données pour votre base de données multidimensionnelle.

CONSEIL : faites attention aux exigences en espace disque et à la latence entre le moment de l’extraction et la mise à disposition dans l’entrepôt de données. Par conséquent, privilégiez les traitements de nuit.

Que choisir entre ETL et EAI ?

Un choix en fonction de l’architecture cible

L’implémentation d’un EAI s’inscrit dans une architecture dite EAI (Entreprise Architecture Interface). Il s’agit d’une architecture orientée applications.

Les architectures EAI sont de type « Hub and spoke » (modèle en étoile), « Network centric », ou encore SOA, pour un partage des fonctionnalités des applications.

En revanche, l’ETL est l’outil des architectures intergicielles orientées données.

Souvent, la cartographie des flux n’est pas figée. C’est le cas pour les projets de migration dans lesquels les systèmes informatiques existants doivent coexister avec un nouveau système.

L’ETL pour l’analyse de flux et le big data

Jusqu’ici, les outils décisionnels étaient essentiellement destinés à une gestion des datas internes à l’entreprise comme aide à la prise de décision.

Aujourd’hui, avec des variantes telles que l’ELT, les performances s’améliorent. De fait, il devient possible d’intégrer des informations externes et stratégiques. Un pas de plus vers le big data pour la chaîne décisionnelle de votre entreprise !

Les DSI nomment en premier les solutions BI en termes de recherche de solutions et de pilotage de projets sur l’année à venir (CIO TechPolls : tech priorities 2018).

L’EAI vers l’entreprise globale

La spécialisation des métiers et la complexité des besoins entraînent souvent une multiplication des applications spécialisées au sein d’une même entreprise : un ERP couvre rarement tous les besoins de l’entreprise.

Plus les applications d’entreprise sont nombreuses, plus leur intégration et le partage de la donnée deviennent complexes. De surcroît, ils sont cruciaux pour le bon fonctionnement des systèmes d’information.

On utilise l’EAI pour faire communiquer des applications qui n’ont pas été conçues pour dialoguer entre elles.

Par conséquent, avec la mise en place d’un projet EAI, on limite le nombre d’interfaces et on facilite l’évolution et le reporting du système global.

CONSEIL : pensez à établir des formats de fichiers pivots par types de transactions pour réduire les efforts lors de l’intégration des futures nouvelles applications.

Des fonctionnalités différentes pour vos processus métiers

ETL et EAI sont deux solutions d’intégration aux fonctions différentes. En effet, la première est orientée décisionnel et aide à la décision. Ainsi la seconde est orientée services et collaboration entre applications. C’est notamment le parti pris par DEX. A juste titre celui-ci est également appelé ESB (enterprise service bus).

On peut tout de même leur trouver un point commun : le partage d’une vision unique des datas et des processus métiers de votre entreprise !


Depuis plus de 30 ans, Tenor vous accompagne dans la mise en place et la gestion de vos échanges et de vos données. Notre offre d’échange de données informatisé, et de dématérialisation fiscale viennent en complément de notre logiciel d’EAI. Pour approfondir le sujet, découvrez notre définition de l’EAI ou cet excellent article sur le déploiement fournisseurs. Vous pouvez également nous contacter pour échanger sur votre projet.


TENOR fait l’acquisition de l’offre EAI, DATA EXCHANGER (dex) auprès de l’éditeur ARTAUD COURTHÉOUX ET ASSOCIÉS (ACA)

Reconnu depuis plus de 30 ans dans le domaine de l’EDI (Echange de Données Informatisé) de par son fort succès et de son expertise, avec un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros en 2018. Afin d’accélérer sa croissance et d’étendre le champ de son offre, Tenor EDI Services fait l’acquisition de l’offre DEX auprès de l’éditeur français ACA.

Continue reading « TENOR fait l’acquisition de l’offre EAI, DATA EXCHANGER (dex) auprès de l’éditeur ARTAUD COURTHÉOUX ET ASSOCIÉS (ACA) »